31 juillet 2005
La croix de Lorraine
Aujourd'hui je vais vous conter l'histoire d'un autre de nos symboles nationaux : la croix de Lorraine.
Origine
Souvent appelée croix d'Anjou ou croix d'Anjou-Lorraine, elle figurait dans la symbolique des ducs d'Anjou devenus ducs de Lorraine à partir de 1473 [René II (1451-1508) fils de Yolande d'Anjou].
Elle représente un reliquaire (contenant une parcelle de la vraie croix) vénérée par les ducs (apanagés) d'Anjou, depuis Louis ler (1339-1384) qui le fit broder sur sa bannière. Ce reliquaire avait un double croisillon.
Le roi René, petit fils de Louis l' et duc de Lorraine par mariage, utilisa aussi la croix d'Anjou qui passa au cou des aigles support des armes, d'où la croix de Lorraine dans les armoiries (mais pas dans le blason) des ducs de Lorraine et son apparition en France lors de la Ligue (symbole des Guise).
France libre
Le vice-amiral Muselier avait quitté Marseille pour Gibraltar le 23 juin 1940 sur le Cydonia, un charbonnier anglais. A son arrivée en Angleterre, il est le premier officier général à rallier spontanément le général de Gaulle. Dans ses Souvenirs de guerre, le futur amiral d'Argenlieu rapporte que lors de la première visite rendue au général de Gaulle, le 1er juillet 1940, en compagnie de l'amiral Muselier, ce dernier suggéra que "pour nos bateaux et notre personnel le port d'un signe distinctif : une croix de Lorraine, face à la croix gammée. Le Général acquiesce". Le même jour l'Amiral Muselier est nommé au commandement des forces navales et aériennes françaises libres.
Dans la nuit du 2 au 3 juillet, il rédige l'ordre suivant :
1. Les bâtiments de guerre et de commerce de la marine française libre porteront à la poupe le pavillon national français et à la proue un pavillon carré bleu orné en son centre de la croix de Lorraine en rouge par opposition à la croix gammée
2. Les appareils des Forces aériennes françaises libres porteront la cocarde réglementaire et, à côté, un cercle bleu de même taille que la cocarde, orné en son centre de la croix de Lorraine rouge
L'Amiral Muselier était d'origine lorraine et les armes du 507e Régiment de chars que commandait le colonel de Gaulle au moment de la guerre comportaient une croix de Lorraine. Le pavillon fut modifié après deux ou trois mois : il était trop sombre. Dans le modèle définitif, il était bleu, blanc, rouge ; le blanc étant en forme de losange et chargé d'une croix de Lorraine rouge (non treflée). Ce pavillon restera pour les futurs navires de la Marine nationale auxquels sera donné le nom d'un ancien bâtiment des FNFL.

Le symbole a été adopté ensuite par tous les Français libres et figure sur de nombreux insignes (insigne émaillé porté par de Gaulle), monuments, timbres créés sous les gouvernements du Général de Gaulle (1940-1946, puis 1958-1969), notamment l'Ordre de la Libération, créé à Brazzaville le 16 novembre 1940, la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre, créée par décret le 4 avril 1946.
En 1972, la croix de Lorraine a été choisie comme motif du mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne). Elle ne figure pas sur les cachets officiels de la Ve République (qui ont conservé le motif de la Liberté assise avec un faisceau de licteurs).
Le pavillon de beaupré à croix de Lorraine flotte aujourd'hui à la proue des unités qui portent le nom d'une ancienne unité des FNFL et à bord du porte-avions Charles de Gaulle.
Pour la France,
Vive le Général,
Louis-Pierre.
16:30 Publié dans Patrie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 juillet 2005
Les ricains
Amis de la Patrie,
Point d'anti-américanisme primaire dans cette note, mais les paroles de la chanson de Michel Sardou : Les Ricains.
Chanson commençant de façon assez bizarre par une série de sieg heil puis "Si les ricains n'étaient pas là...."
Je ne mets pas le mp3 en ligne mais je peux vous l'envoyer par mail si vous le souhaitez.
Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.
Bien sûr les années ont passé.
Les fusils ont changé de mains.
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin ?
Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie,
Un matin où tu n'y étais pas.
Bien sûr les années ont passé.
On est devenus des copains.
A l'amicale du fusillé,
On dit qu'ils sont tombés pour rien.
Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.
A venir, les paroles de "ils ont le pétrole", autre chanson de Sardou.
Pour la France,
Louis-Pierre
10:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27 juillet 2005
Le franc
22:14 Publié dans Délire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juillet 2005
Clovis
Amis de la Patrie,
Dans la catégorie "histoire" trop longtemps négligée, voici aujourd'hui l'épopée d'un homme exceptionnel, un de ceux qui ojnt fait la France : Clovis.
A son avènement, les Francs saliens occupaient le nord de la Gaule; les Francs ripuaires le nord-est, autour de Cologne et de Trèves, sans qu’exista entre eux une véritable unité: ces territoires relevaient de différents royaumes. Clovis hérita de son père, Childéric 1er, l'un d'entre eux, dont la capitale était Tournai, à partir de laquelle il s'efforça de conquérir toute la Gaule.
Avant de réunir Saliens et Ripuaires sous son autorité, le jeune roi s'attaqua aux restes de la présence romaine en Gaule qu'incarnait Syagrius, installé à Soissons, et vainquit ce dernier en 486. Cette bataille fut à l'origine de l'anecdote bien connue du vase de Soissons. Celui qu'une tradition postérieure appelle le " roi des Romains " se réfugia à Toulouse, auprès du roi des Wisigoths, Alaric II. Clovis, fort de son prestige naissant, obtint que Syagrius lui soit remis et le fit exécuter.
Au cours des dix années suivantes que l'on ne connaît pas de manière précise, Clovis s'employa à étendre la puissance franque de la Meuse et de la Moselle jusqu'aux cours moyen et inférieur de la Seine, tout en supprimant progressivement les autres rois saliens. La fin du Ve siècle est, dans l'histoire du royaume franc, une période fondamentale. En effet, quoique maître de la Gaule septentrionale et débarrassé de ses rivaux, Clovis rencontrait de sérieux compétiteurs en la personne des Alamans. Ceux- ci, formés des débris de peuples germaniques, exerçaient sur l'Empire romain une pression constante depuis le Ille siècle. Vaincus à diverses reprises, ils avaient été contenus sur la rive droite du Rhin jusqu'au début du v" siècle, mais avaient franchi le fleuve dans les années 440. La bataille de 496 qui les opposa aux Francs saliens en un lieu indéterminé se solda par leur défaite et par leur soumission à Clovis.
Cette même année est peut-être marquée par la conversion du roi à l'Église catholique. II existe deux versions de cet événement. Selon la plus connue, celle de Grégoire de Tours -qui écrivait dans la deuxième moitié du VIe siècle -, Clotilde, la femme de Clovis, le suppliait en vain de se convertir. Devant le sort incertain de la bataille contre les Alamans, le roi aurait cédé puis, après le combat, se serait rétracté. La reine aurait emporté la décision en faisant intervenir l'évêque de Reims, le futur saint Remi. Aussi, le baptême solennel de Clovis eut lieu en présence de son armée, le 25 décembre 496, à Reims. La postérité a conservé les paroles du prélat: " Courbe la tête, Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. La critique moderne accepte cette version tout en la nuançant. La victoire de Clovis sur les Alamans est bien la cause de sa conversion, mais celle-ci aurait eu lieu plus tard, un 25 décembre entre 496 et 499.
Quoi qu'il en soit, cette cérémonie conférait une dimension nouvelle à Clovis qui apparaissait ainsi comme le premier souverain catholique d'Europe. À ce titre, ce nouveau Constantin fut acclamé par le puissant clergé gallo-romain qui, dès lors, fut son allié dans la conquête de la Gaule.
Clovis s'attela à cette tâche avec des succès divers. Il échoua contre le royaume burgonde dont les capitales étaient Genève et Lyon. En revanche, la victoire de Vouillé, près de Poitiers, qu'il remporta en 507 sur Alaric II, roi des Wisigoths d'Aquitaine, lui ouvrit la route de la Gaule méridionale, lui permettant d'en occuper la capitale, Toulouse.
Clovis est alors au faîte de sa puissance. À Tours, pendant l'hiver 507-508, il reçoit une ambassade byzantine au cours d'une cérémonie diversement interprétée par les historiens, mais qui pour le moins constitue une reconnaissance éclatante de son royaume par l'autorité impériale. Il ne lui reste plus qu'à unir les Francs saliens et les Francs ripuaires, chose faite en 509, date à laquelle ces derniers le reconnaissent comme roi.
Par la suite, Clovis quitta peu la capitale qu'il s'était choisie, Paris. À sa mort en 511, il laissait quatre fils, trois nés de la reine Clotilde -Clodomir, Childebert, Clotaire -, l'aîné, Thierry , étant né d'une femme inconnue, et un royaume considérable. Celui-ci ne recouvrait pas exactement les limites de la Gaule romaine. Au nord, il pénétrait en Germanie, puisque la capitale des Ripuaires était Cologne, mais au sud, la vallée du Rhône et le cours inférieur de la Saône restaient burgondes, tandis que la côte méditerranéenne était partagée entre les Ostrogoths (Provence) et les Wisigoths (Septimanie, c'est-à-dire la région comprise entre le Rhône et les Pyrénées). Ces territoires furent divisés en deux lots, au nord et au sud de la Loire, à charge pour les quatre fils de Clovis de se les partager.
Avant de mourir, le roi avait fait construire à Paris la basilique des Saints-Apôtres (plus tard église Sainte-Geneviève) laquelle, selon son désir, accueillit son sarcophage. Ce dernier fut transféré pendant la Révolution au dépôt des Petits-Augustins, avant de trouver sa place définitive à la basilique Saint-Denis.
Pour la France,
Louis-Pierre
14:54 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 juillet 2005
Philippe de Villiers propose la création d'une garde nationale
Sur TF1 samedi dernier, Philippe de Villiers a dénoncé l’islamisation progressive de la société française en évoquant le début d’une 3ème guerre mondiale, qui tue des innocents sur tous les continents, de New York à Jakarta, en passant par Madrid et Londres.
Face aux sous-entendus calomnieux du MRAP, Philippe de Villiers maintient sa position et ses tous ses propos ; Il tient cependant à expliquer que son analyse ne vise pas le monde musulman dans son ensemble, qu’il respecte.
Ce n’est faire preuve d’aucun mépris que d’exiger du gouvernement français qu’il soit impitoyable avec tous les islamistes.
C’est la raison pour laquelle il propose de créer une garde nationale qui aura pour mission de rétablir les frontières, d'investir les quartiers islamistes et de contrôler les mosquées.
Philippe de Villiers conseille au MRAP d’utiliser toute son énergie pour aider les autorités à éradiquer le terrorisme, plutôt que d’intimider ceux qui ont le courage de dénoncer l’islamisation de la société française.
Pour la France,
Louis-Pierre
22:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24 juillet 2005
1000
Amis de la Patrie,
Ca y est, Bleu Blanc Blog a enregistré aujourd'hui son millième visiteur unique (ne vous fiez pas au compteur, il a été rajouté après la création du site) et ce après à peine plus de 3 mois d'existence.
1000 visiteurs du monde entier qui viennent lire mes délires nationo-patrio-biéreux,
Quelques contestataires, mais je me plais à le croire 1000 "amis de la Patrie" comme je l'écris souvent.
Merci chers amis, merci pour vos visites, vos commentaires, vos remarques.
Vive la France
Que la France te guide,
Qu'elle te porte loin dans ta destinée,
Qu'elle te protège dans cette lutte perpétuelle qui nous oppose aux barabares et aux infidéles...
Pour la France,
Louis-Pierre.
00:12 Publié dans Délire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22 juillet 2005
Vive la France
La France, ce n'est pas seulement une terre d'Histoire, pas seulement une terre de liberté et d'indépendance. C'est aussi la gastronomie, autrement nommée "bouffe" par les incultes et autres kevins (cf le blog de denis). Mais pour le connaisseur, quel ravissement gustatif qu'un camembert-vin rouge un soir d'été, quel plaisir extatique que de boire une 3 Monts, quel meilleur étanche soif qu'une Kronenbourg.
C'est aussi cela la France...
Voici pour illustrer ce propos deux photos tirées d'un dîner récemment partagé en compagnie d'un camarade qui a demandé à rester anonyme mais que les initiés connaissent sous le nom de JB.
Un dîner léger, diététique, hypo-calorique, mais assez arrosé...
Pour la France,
Louis-Pierre
11:03 Publié dans Délire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21 juillet 2005
DLR
Amis de la Patrie,
Le site du jour est politique, il s'agit du site de DEBOUT LA REPUBLIQUE, un club de parlementaires plus ou moins affilié à l'UMP mais proche du MPF dans le positionnement idéologique, un club républicain et gaulliste selon les mots de son fondateur Nicolas Dupont-Aignan, député-maire d'Hyères.
Que la France te guide,
Qu'elle te porte loin dans ta destinée.
Louis-Pierre
18:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 juillet 2005
Salve Regina
Dans la rubrique "pensée", voici aujourd'hui un site de référence sur la religion, catholique bien sûr. Un site théologique vraiment complet et accessible.
Pour la France,
Louis-Pierre
15:15 Publié dans Patrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 juillet 2005
Le 14 juillet 1099
Le vendredi 14 juillet 1099, les croisés enlèvent aux musulmans la ville de Jérusalem.
Ils ont quitté l'Europe occidentale trois ans plus tôt pour répondre à l'appel du pape Urbain II et reprendre aux Infidèles (les musulmans) le tombeau du Christ.
C'est le 15 août 1096, selon les instructions du pape, qu'ils se sont mis en route pour la Terre sainte, sous la direction du légat pontifical Adhémar de Monteil.
Après d'extrêmes difficultés, les quatre armées de croisés atteignent la Syrie et les marches de la Palestine.
Les rivalités entre musulmans vont les servir. Une partie des musulmans font allégeance au calife de Bagdad. Ceux-là occupent la Palestine et Jérusalem avec des troupes turques.
Mais pendant que ces troupes combattent les croisés à Antioche, en Syrie, les musulmans fatimides d'Égypte profitent de la situation pour attaquer la Palestine.
C'est ainsi que le 26 août 1098, les Égyptiens enlèvent aux Turcs la ville de Jérusalem... avec les encouragements des Francs.
L'armée de Raimon de Saint-Gilles arrive sans encombre à Bethléem où elle est accueillie par les chrétiens en liesse.
Enfin, le 7 juin 1099, les croisés aperçoivent les dômes de la Ville sainte.
La ville est occupée par une garnison égyptienne. Il faut se préparer à un siège difficile dans la chaleur de l'été.
Heureusement, une escadre génoise amène à Jaffa du matériel de siège et du ravitaillement.
L'attaque commence le 13 juillet mais la garnison égyptienne riposte en incendiant les tours roulantes des croisés avec du feu grégeois, un combustible très puissant.
Enfin, le matin du vendredi 14, Godefroi et son jeune frère Eustache de Boulogne arrivent à s'approcher des murailles à bord d'une tour recouverte de peaux de bêtes fraîchement écorchées et ainsi protégées du feu.
Bientôt des échelles surgies de partout s'adossent aux murailles. Le carnage commence sitôt que les croisés franchissent les murailles.
Les défenseurs de la citadelle ont la vie sauve grâce à Raimon de Saint-Gilles qui leur accorde un sauf-conduit jusqu'à la côte.
Mais il n'en va pas de même des foules musulmanes qui se sont réfugiées dans les mosquées de l'esplanade du Temple. Celles-là sont massacrées sans pitié par des assaillants malgré les ordres de Tancrède, le neveu de Bohémond de Tarente.
Ce massacre aussi cruel qu'inutile aura pour effet de pousser à la résistance les villes de la côte qui étaient sur le point de se rendre.
Contrairement aux attentes, la Ville sainte revient à Godefroy de Bouillon et non à Raimon IV. Par humilité, le seigneur lorrain refuse le titre de roi et choisit celui d'«avoué du Saint-Sépulcre» (l'avoué est dans le droit médiéval un laïc qui dirige les propriétés d'un évêque et se bat en son nom quand cela est nécessaire). En homme pieux, il ne veut pas d'une couronne d'or là où le Christ en avait une d'épines.
Le 12 août 1099, Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant une armée égyptienne très supérieure en nombre à Ashkelon (ou Ascalon). De cette ville, les croisés ramèneront en Occident... l'échalote (du latin ascolonia cepa, qui signifie oignon d'Ascalon).
Mais le nouvel avoué du Saint-Sépulcre n'arrive pas à s'emparer de la ville d'Ashkelon en raison de l'opposition sournoise de Raimon de Saint-Gilles, qui lui garde rancune de lui avoir volé le titre de roi.
Bientôt, les grands seigneurs repartent qui vers l'Europe, qui vers sa principauté de Syrie ou du Liban.
Godefroy de Bouillon se retrouve à peu près seul avec ses troupes dans une Palestine encore insoumise et entourée d'ennemis.
Notons que le pape Urbain II mourut quelques jours après la prise de Jérusalem sans avoir eu la satisfaction d'apprendre le succès de son appel.
Pour la France,
Louis-Pierre
10:08 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









