26 août 2005
Verdun
Amis de la Patrie,

Je reviens de Verdun avec le compatriote JB, et avant de mettre en ligne les photos du voyage, je vous ai préparé une rapide chronologie de la bataille. Selon les historiens "la" bataille de Verdun se déroule de janvier à novembre 1916 mais Verdun étant situé à 30 kilomètres de la frontière franco-allemande de l'époque, la ville se trouve dans une zone de combats quasi permanents de 1916 à 1918.
- De janvier 1916 au 20 février 1916, les Allemands préparent une grande offensive. Une certaine émotion s’empare des combattants de Verdun à la nouvelle que des mouvements importants de troupes sont signalés au nord-est dans l’armée du Kronprinz. Depuis plusieurs semaines, en effet, on s’attend à une grande offensive allemande sur le front occidental ; Verdun serait-il choisi pour cette offensive.
- Le 14 et le 15 janvier, brume, neige, froid : chacun se recroqueville dans sa coquille. Cependant, de nouveaux bruits inquiétants arrivent à Verdun. Une grande activité règne chez nos adversaires. Des pièces de marine ont été déchargés en gare de Pierrepont. On installe des pièces de gros calibres. Les clochers de Rouvres, Grémilly, Mangiennes, points de repère de notre artillerie ont été abattus.
- Le 10, un de nos agents confirme formellement la " prochaine offensive de Verdun ". Les soldats allemands disent qu’il va se passer quelque chose de terrible.Il a fallu attendre le 9 février pour que nous consentions à admettre une grande offensive sur Verdun. Le mauvais temps a retardé cette attaque prévue le 14 février par le Kronprinz.
- Le 21 février, un bombardement sans précédent couvre le front, de la Meuse à la Woëvre. Le bois des Caures est occupé par les chasseurs de Driant. La "voie sacrée" transporte des milliers de tonnes.- Le 22, nous perdons le village d’Haumont, le bois de Brabant, le bois des Caures et le bois de Champneuville. Le colonel Driant est tué ce jour.
- Dans la nuit du 23 au 24, l’artillerie française continue son repli mais doit abandonner la plupart de ses pièces, faute d’attelage. Tombe le 24, Brabant, la Wavrille et l’Herbebois.
- Le fort de Douaumont tombe le 25 février vers 17 heures, le village quand à lui, tombe le 5 mars.- Mars 1916, le commandement français attendait, d’un jour à l’autre, le déclenchement d’opérations offensives importantes devant l’aile gauche de l’armée de Verdun. Cette attente s’accompagnent d’anxiété et même de quelque nervosité, si l’on en juge par les ordes nombreux, contradictoires parfois, qui parvenaient aux troupes en ligne. La lutte est âpre aux bois des Cumières, Vaux, Mort-Homme et Douaumont.
- A partir du 9 avril, les Allemands poussent leur offensive sur les deux rives de la Meuse.
- Le 22 mai, ordre est donnée de reprendre le fort de Douaumont. Les plans initiaux prévoyaient d'attaquer avec 4 divisions en ligne, mais le GQG n'en accordât qu'une. " Préparation insuffisante du terrain, dotation en obus insuffisante. Cependant, l'ordre d'attaque fut donnée ".
- Le commandement du fort de Vaux changea le 24 mai, il fut pris par le commandant Raynal. Ce même jour, le village de Cumières tombe aux mains des allemands.
- Du 20 au 30 mai, bataille au Mort-Homme. Après un fabuleux déluge d'obus qui dura plusieurs jours, le fort de Vaux tombe le 7 juin.
- Le 12 juin, une cinquantaine d'hommes tombe dans la célébre "Tranchées des Baïonnettes".- La crête Thiaumont-Fleury tombe le 23 juin.
- Attaque française le 24 juin aux abords de Fleury.
- Contre-offensive pour dégager la crête de Souville et reprendre Fleury, du 13 juillet au 31 juillet.
- Le 1 août 1916, nouvelle attaque allemande sur Souville et poussée ennemie vers la sortie est du tunnel de Tavannes.
- En septembre 1916, les préparatifs de reprise des positions perdues sont engagés.
- Attaque générale le 24 octobre 1916. Le fort de Douaumont est repris sans combat.
- Le 28 octobre, le général Nivelle décide de reprendre l'attaque du fort de Vaux.
- Le lendemain, il commande la relève des divisions d'attaque et renforce le nouveau front. Une préparation d'artillerie est mise en place le 1 novembre sur le fort de Vaux et elle s'intensifie le lendemain.
- Le fort de Vaux est reconquis le 2 novembre 1916.
- A l'attaque du 15 décembre 1916 succède devant Douaumont une longue période de stabilisation. Sur le front de la rive gauche, une certaine agitation persiste à la côte 304. Le froid très rigoureux ne permet pas cependant des opérations importantes. Les Allemands agissent surtout par canons. Nos divisions renforcent leurs positions défensives des deux rives de la Meuse.
L'obstination et la résistance de nos vaillants poilus face aux obus, à l'ennemi, au froid, aux rats, à la faim a été magistrale. La fameuse devise des défenseurs de Verdun "On ne passe pas" est pleinement justifiée. Le sacrifice de ces hommes n'a pas été inutile puisque les allemands ont été repoussé puis vaincus mais ceci est une autre histoire.
Pour la France,
Louis-Pierre
18:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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