28 septembre 2005

Beau boulot les gars

Amis de la Patrie,

 

 

Un seul commentaire pour cette note : "rapide, efficace, en un mot : français"

 

medium_sncm.jpgBASTIA (AFP) - Fait sans précédent dans un conflit social, des commandos héliportés du GIGN ont pris le contrôle mercredi matin à Bastia du navire de la SNCM Pascal Paoli, moins de 24 heures après son détournement par des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC, nationaliste) à Marseille.

Le Pascal Paoli faisait route à la mi-journée vers le continent, a indiqué la préfecture maritime de Toulon, sans autre précision sur sa destination ou son heure d'arrivée.

A 08H35, cinq hélicoptères ont surgi au-dessus du cargo-mixte de la SNCM (Société nationale Corse-Méditerranée), arrivé la veille vers 23H00 au large de Bastia, sans passagers et avec une petite soixantaine de marins à bord. Une cinquantaine de membres du GIGN, vêtus de noir et encagoulés, sont alors descendus en rappel sur le pont supérieur du navire.

Les commandos ont pris le contrôle du navire en 10 minutes, selon des sources militaires. L'assaut - ordonné par Matignon, selon l'entourage du Premier ministre Dominique de Villepin - "s'est déroulé dans le calme", selon un journaliste de France 3 Corse présent à bord. Selon lui, il n'y a pas eu de résistance de la part des marins qui avaient été mis en joue avec des armes de poing et des pistolets mitrailleurs.

Juste avant, le Pascal Paoli - qui tient son nom d'un patriote (1725-1807) considéré par les nationalistes comme le père de la nation corse - le navire tentait d'entrer dans la rade. "On rentre, mais on va être interceptés par des commandos", prévenait Alain Mosconi, secrétaire national du STC-marins, dans un entretien par téléphone avec l'AFP.

Vers 09H00, le bateau reprenait le large, tandis qu'à Bastia, quelque 200 manifestants nationalistes ont commencé à bloquer le centre-ville. Des heurts violents avaient opposé mardi soir des manifestants aux forces de l'ordre.

L'assaut a été "rapide et efficace", a estimé le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, félicitant le GIGN qui intervenait pour la première fois en mer. La prise de contrôle a été qualifiée de "parfaitement réussie" par la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

A bord du navire, une équipe de gendarmes maritimes dépêchés par le procureur de la République de Marseille a immédiatement commencé son travail d'enquête visant à "identifier" les auteurs du détournement et à les placer en garde à vue à bord, selon une source judiciaire.

Le parquet de Marseille a ouvert mardi une enquête de flagrance pour le "crime de détournement de navire" et le "délit de séquestration de personnes d'une durée de moins de cinq jours".

 

 

Si avec ça la CGT persiste à faire grève, on comprend plus ce qu'il leur faut...

 

 

Louis-Pierre

Commentaires

Je vais être grossier : "C'est vraiment des blaireaux ces CGTistes"

Ecrit par : mexen | 28 septembre 2005

moé la grossierté ça passe pour une fois, et c'est bien pasque je suis d'accord avec toi...

Ecrit par : LP | 29 septembre 2005

C'est bien pour ça que je me suis permis lol

Ecrit par : mexen | 29 septembre 2005

plus que des blaireaux : des connards.
l'entreprise perd 30 millions d'euro cette année, 20 l'an dernier etc.. ils trouvent un mec qui veut bien les racheter pour éviter un dépot de bilan ou un gouffre sans fin pour l'Etat, sympa quand même le mec...
Et la CGT réagit de la seule façon qu'elle connait : grève, séquestration des dirigeants, prise en otage des utilisateurs...
Pasque bien évidemment il va falloir en virer 2 3 de ces glandeurs pour tenter de redresser l'entreprise et de sauver ce qui peut encore l'être...

Coluche disait : les CRS c'est les forces de l'ordre et la CGT les forces du désordre... Eternel Coluche...

Ecrit par : LP | 29 septembre 2005

Alors celle-là elle est culte, je la note !

Ecrit par : mexen | 29 septembre 2005

Au delà des insultes, il est clair que la situation en Corse souligne un gros, très gros problème de mentalité en France:
- la SNCM depuis 1991 a couté la bagatelle d'1,2 milliard d'euros d'argent public, et en 2004 elle enregistrait des pertes de 29,7 millions d'euros...
- bien sur on parle de l'importance de la continuité du service public, mais lorsque celui-ci devient un fardeau même pour les utilisateurs, il faut penser à réagir
- le portrait de la SNCM n'est pas mal non plus : sureffectifs, productivité inquiétante, navires trop couteux et service commerciale qui frole l'indéscence....
- quand on sait que Corsica Ferries continue d'augmenter ses bénéfices et son traffic...

Y'A QUAND MEME UN PROBLEME QUELQUE PART...
on peut me trouver toutes les circonstances atténuantes du monde, et j'ai beau être très compréhensif.... à un moment donné faut pas prendre les gens pour des cons...

En reprenant les arguments de Louis Bière, il est clair qu'on leur propose le meilleur plan possible pour la reprise.... et ça va toujours pas.... puis un nouveau plan encore plus avantageux même s'il sera couteux... et ça continue encore et encore....

Alors si la solution s'est de laisser la situation en l'état, voire de les augmenter pour ne rien faire... je pense qu'on peut être humaniste et même socialiste et accepter pour une fois que cette situation souligne la décadence française....

C'est affligent... je vais m'arrêter là parce que de toute manière ils auront gain de cause et la France continuera d'aller dans le mur en klaxonnant...

Ecrit par : Valentin | 30 septembre 2005

Enfin, le bras de fer est fini et le personnel de la sncm a repris le travail.
Ok l'entreprise a perdu beaucoup d'argent pendant ce conflit qui abouti finalement à l'acceptation du plan de reprise avec un Etat actionnaire à hauteur de 25%. Néanmoins, il n'en reste pas moins que : il y a deux repreneurs privés au lieu d'un et aucun n'a la majorité, les salariés obtiennent 9% des parts sociales, le comportement plus que méfiant des salariés envers les repreneurs et leur coté "gréviste" ne va pas inciter les privés à les traiter n'importe comment même en cas de licenciement.
Je crois que ce mouvement de grève a finalement été positif (pour la majorité des personnes impliquées dans le conflit soit : les grévistes).
ferfag

Ecrit par : ferfagos | 14 octobre 2005

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