07 mars 2006

C'est arrivé il y a 40 ans.

Amis de la Patrie,

 

 

medium_de_gaulle.4.jpg7 mars 1966 : La france se retire de l'OTAN.

Le général De Gaulle annonce officiellement l’intention de la France de se retirer de la structure militaire de l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (OTAN). Le chef de l'Etat refuse de voir la politique nucléaire américaine dominer l'organisation. Il demande également aux Etats-Unis d'évacuer leurs bases situées sur le territoire français, à Fontainebleau et à Châteauroux notamment.

 

 

Vive la France.

Louis-Pierre

01 novembre 2005

La toussaint : La fête de tous les saints

Amis de la Patrie,

 

 

Une note en deux parties aujourd'hui, pour vous instruire un peu...

 

 

1/ La fête de la Toussaint

 

La Toussaint est une fête catholique, en l'honneur de tous les saints du panthéon catholique, et non une fête chrétienne. Les protestants ne fêtent pas la Toussaint: ils sont allergiques aux saints ! ils ont ce terme en horreur, qu'il s'agisse des Saint Pierre, Paul ou Jacques, de la Sainte Vierge ou du Saint Père, ou encore de la sainte croix, le saint suaire et autres saintes reliques...

 

Au IVe siècle, l'église grecque décide de fêter les martyrs chrétiens. A l'origine, les premiers saints, après les apôtres, étaient des martyrs, morts pour leur foi. Cette fête est célébrée le premier dimanche après la Pentecôte dans l'église orthodoxe.

 

Au VIIe siècle, l'église catholique fait du Panthéon de Rome une église dédiée à Sainte-Marie des martyrs. Ainsi, au culte des divinités romaines se substitue le culte des saints catholiques. C'est à cette occasion que la fête de la Toussaint est instituée. A l'origine, elle est célébrée en mai. On l'a ensuite déplacée au 1er novembre. Pour des raisons pratiques, selon Jacques de Voragine.

 

Le 1er novembre, c'est aussi le jour de l'an celte et s'oppose au 1er mai.

 

La Toussaint, c'est la fête des saints et non la fête des morts ! Celle-ci a lieu le 2 novembre. Cependant, parce que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de se rendre au cimetière ce jour-là !

 

 

2/ La date du jour : 1er novembre 1179

 

Le fils de Louis VII est sacré roi de France en la cathédrale de Reims et prend le nom de Philippe II Auguste. Le cardinal archevêque de Reims Guillaume aux Blanches Mains, assure la cérémonie. Philippe Auguste commencera son règne moins d'un an plus tard, à la mort de son père.

 

 

Saint Louis, Sainte Jeanne d'Arc, priez pour la France...

 

 

Louis-Pierre

18 octobre 2005

Traité de Campo Formio

Amis de la Patrie,

 

 

Cela s'est passé il y a 208 ans,

 

17 octobre 1797 : Signature du traité de Campo Formio


La France impose à l'Autriche de signer le traité de Campoformio. Il met fin à la campagne d'Italie menée par le jeune général Bonaparte et partage la république de Venise entre les deux puissances européennes. Cet accord a aussi le mérite d'apporter la paix à un continent en guerre depuis cinq ans, mais ce ne sera que de courte durée.

 

 

Louis-Pierre

29 septembre 2005

Le 29 septembre 1958

Amis de la Patrie,

 

 

Il y a 47 ans aujourd'hui...

 

Naissance de la V° République

 

Les Français approuvent massivement (à 79,25 %) le référendum sur la nouvelle constitution proposé par le général de Gaulle. Le texte instaure un régime semi-présidentiel où les pouvoirs du président sont étendus et ceux du Parlement réduits. Le Président du conseil disparaît pour laisser place au Premier Ministre.

 

 

A tte,

Louis-Pierre

22 septembre 2005

Paul Deschanel

Amis de la Patrie,

 

 

Dans la chronique inaugurée récemment "les hommes d'Etat fous", j'ai le plaisir de vous présenter le premier français de la liste... Il s'agit de Paul Deschanel, qui démissionna il y a 85 ans jour pour jour, le 22 septembre 1920.

 

 

Démission de Paul Deschanel, le président dérangé


Le président de la République française, huit mois après son élection, annonce sa démission au Parlement. Paul Deschanel est atteint de troubles mentaux graves : en mai 1920, près d'Orléans, un cheminot nommé Rateau l'avait trouvé marchant pieds nus en pyjama sur la voie ferrée : «Mon ami, ça va vous étonner, mais je suis le président de la République», lui avait dit le président Deschanel qui venait de tomber d'un wagon. Le 10 septembre, Deschanel avait été vu presque nu en train de se baigner dans une des pièces d'eau du château de Rambouillet. Hospitalisé dès le lendemain de sa démission, Paul Deschanel qui a été remplacé par Millerand, est mort en avril 1922.

 

 

Louis-Pierre

15 septembre 2005

Ivan dit "le Terrible"

Amis de la Patrie,

 

 

Dans la catégorie "histoire", je lance aujourd'hui une nouvelle chronique concernant les grands malades, plus précisément les hommes de pouvoir fous... Commençons aujourd'hui par un Tsar russe : Ivan.

 

 

En Russie, mi XVIème, on trouve un grand malade notoire, le Tsar Ivan IV, dit 'le Terrible'. Terrible, il l'a prouvé très précocement. Tsar à trois ans, il prend sa première décision politique à treize, quand, trouvant que la tête du gouverneur de Moscou ne lui revenait pas, il ordonne qu'on l'exécute, ce à quoi on obtempère tout de suite, puis il retourne jouer avec ses copains. Lesquels avaient intérêt à se tenir à carreau: à quinze ans, le tsarounet se dispute avec un pote fils de prince, à propos d'un jeu vidéo ou d'une paire de rollers, et comme l'autre lui tient tête, il le fait exécuter sans la moindre hésitation. Et à un précepteur qui manifestait sa réprobation, il fit couper la langue. On devinait que son règne ne serait pas facile, on ne se trompait pas. Un délire de terreur et de sang s'abattit sur la Russie, qui devait durer trente sept ans. Il s'en prit d'abord à la noblesse, seule classe à même de s'opposer à lui, et la massacra méthodiquement au cours de plusieurs épisodes délirants, agrémentés de raffinements subtils. Pour exécuter un noble accusé de complot, par exemple, il le fait vêtir en tsar, l'accompagne sur le trône, se prosterne devant lui, oblige toute la cour à s'agenouiller, et le tue lui-même à coups de poignard, forçant tous les courtisans présents à porter chacun un coup de lame dans la bouillie sanglante. Ensuite, c'est les paysans qui vont en baver, victimes de la misère et de la ruine qui s'étendent sur le pays, du servage plus féroce que jamais. Personne n'échappait à ses rages: il tuera le tsarévitch son propre fils d'un coup de bâton en 1581. Ne portant à son crédit que la seule expansion territoriale, il laissera un souvenir d'épouvante à la postérité. Raccourci logique, il eut pour grand admirateur Staline, Qui réhabilita son œuvre dans les manuels d'histoire.

 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures....

 

 

Louis-Pierre

 

 

26 août 2005

Verdun

Amis de la Patrie,

 

 

Je reviens de Verdun avec le compatriote JB, et avant de mettre en ligne les photos du voyage, je vous ai préparé une rapide chronologie de la bataille. Selon les historiens "la" bataille de Verdun se déroule de janvier à novembre 1916 mais Verdun étant situé à 30 kilomètres de la frontière franco-allemande de l'époque, la ville se trouve dans une zone de combats quasi permanents de 1916 à 1918.

 

- De janvier 1916 au 20 février 1916, les Allemands préparent une grande offensive. Une certaine émotion s’empare des combattants de Verdun à la nouvelle que des mouvements importants de troupes sont signalés au nord-est dans l’armée du Kronprinz. Depuis plusieurs semaines, en effet, on s’attend à une grande offensive allemande sur le front occidental ; Verdun serait-il choisi pour cette offensive.

- Le 14 et le 15 janvier, brume, neige, froid : chacun se recroqueville dans sa coquille. Cependant, de nouveaux bruits inquiétants arrivent à Verdun. Une grande activité règne chez nos adversaires. Des pièces de marine ont été déchargés en gare de Pierrepont. On installe des pièces de gros calibres. Les clochers de Rouvres, Grémilly, Mangiennes, points de repère de notre artillerie ont été abattus.

- Le 10, un de nos agents confirme formellement la " prochaine offensive de Verdun ". Les soldats allemands disent qu’il va se passer quelque chose de terrible.Il a fallu attendre le 9 février pour que nous consentions à admettre une grande offensive sur Verdun. Le mauvais temps a retardé cette attaque prévue le 14 février par le Kronprinz.

- Le 21 février, un bombardement sans précédent couvre le front, de la Meuse à la Woëvre. Le bois des Caures est occupé par les chasseurs de Driant. La "voie sacrée" transporte des milliers de tonnes.

- Le 22, nous perdons le village d’Haumont, le bois de Brabant, le bois des Caures et le bois de Champneuville. Le colonel Driant est tué ce jour.

- Dans la nuit du 23 au 24, l’artillerie française continue son repli mais doit abandonner la plupart de ses pièces, faute d’attelage. Tombe le 24, Brabant, la Wavrille et l’Herbebois.

- Le fort de Douaumont tombe le 25 février vers 17 heures, le village quand à lui, tombe le 5 mars.

- Mars 1916, le commandement français attendait, d’un jour à l’autre, le déclenchement d’opérations offensives importantes devant l’aile gauche de l’armée de Verdun. Cette attente s’accompagnent d’anxiété et même de quelque nervosité, si l’on en juge par les ordes nombreux, contradictoires parfois, qui parvenaient aux troupes en ligne. La lutte est âpre aux bois des Cumières, Vaux, Mort-Homme et Douaumont.

- A partir du 9 avril, les Allemands poussent leur offensive sur les deux rives de la Meuse.

- Le 22 mai, ordre est donnée de reprendre le fort de Douaumont. Les plans initiaux prévoyaient d'attaquer avec 4 divisions en ligne, mais le GQG n'en accordât qu'une. " Préparation insuffisante du terrain, dotation en obus insuffisante. Cependant, l'ordre d'attaque fut donnée ".

- Le commandement du fort de Vaux changea le 24 mai, il fut pris par le commandant Raynal. Ce même jour, le village de Cumières tombe aux mains des allemands.

- Du 20 au 30 mai, bataille au Mort-Homme. Après un fabuleux déluge d'obus qui dura plusieurs jours, le fort de Vaux tombe le 7 juin.

- Le 12 juin, une cinquantaine d'hommes tombe dans la célébre "Tranchées des Baïonnettes".

- La crête Thiaumont-Fleury tombe le 23 juin.

- Attaque française le 24 juin aux abords de Fleury.

- Contre-offensive pour dégager la crête de Souville et reprendre Fleury, du 13 juillet au 31 juillet.

- Le 1 août 1916, nouvelle attaque allemande sur Souville et poussée ennemie vers la sortie est du tunnel de Tavannes.

- En septembre 1916, les préparatifs de reprise des positions perdues sont engagés.

- Attaque générale le 24 octobre 1916. Le fort de Douaumont est repris sans combat.

- Le 28 octobre, le général Nivelle décide de reprendre l'attaque du fort de Vaux.

- Le lendemain, il commande la relève des divisions d'attaque et renforce le nouveau front. Une préparation d'artillerie est mise en place le 1 novembre sur le fort de Vaux et elle s'intensifie le lendemain.

- Le fort de Vaux est reconquis le 2 novembre 1916.

- A l'attaque du 15 décembre 1916 succède devant Douaumont une longue période de stabilisation. Sur le front de la rive gauche, une certaine agitation persiste à la côte 304. Le froid très rigoureux ne permet pas cependant des opérations importantes. Les Allemands agissent surtout par canons. Nos divisions renforcent leurs positions défensives des deux rives de la Meuse.

 

L'obstination et la résistance de nos vaillants poilus face aux obus,  à l'ennemi, au froid, aux rats, à la faim a été magistrale. La fameuse devise des défenseurs de Verdun "On ne passe pas" est pleinement justifiée. Le sacrifice de ces hommes n'a pas été inutile puisque les allemands ont été repoussé puis vaincus mais ceci est une autre histoire.

Pour la France,

Louis-Pierre

26 juillet 2005

Clovis

Amis de la Patrie,

 

Dans la catégorie "histoire" trop longtemps négligée, voici aujourd'hui l'épopée d'un homme exceptionnel, un de ceux qui ojnt fait la France : Clovis.

 

medium_clovis.2.jpgA son avènement, les Francs saliens occupaient le nord de la Gaule; les Francs ripuaires le nord-est, autour de Cologne et de Trèves, sans qu’exista entre eux une véritable unité: ces territoires relevaient de différents royaumes. Clovis hérita de son père, Childéric 1er, l'un d'entre eux, dont la capitale était Tournai, à partir de laquelle il s'efforça de conquérir toute la Gaule.

Avant de réunir Saliens et Ripuaires sous son autorité, le jeune roi s'attaqua aux restes de la présence romaine en Gaule qu'incarnait Syagrius, installé à Soissons, et vainquit ce dernier en 486. Cette bataille fut à l'origine de l'anecdote bien connue du vase de Soissons. Celui qu'une tradition postérieure appelle le " roi des Romains " se réfugia à Toulouse, auprès du roi des Wisigoths, Alaric II. Clovis, fort de son prestige naissant, obtint que Syagrius lui soit remis et le fit exécuter.

Au cours des dix années suivantes que l'on ne connaît pas de manière précise, Clovis s'employa à étendre la puissance franque de la Meuse et de la Moselle jusqu'aux cours moyen et inférieur de la Seine, tout en supprimant progressivement les autres rois saliens. La fin du Ve siècle est, dans l'histoire du royaume franc, une période fondamentale. En effet, quoique maître de la Gaule septentrionale et débarrassé de ses rivaux, Clovis rencontrait de sérieux compétiteurs en la personne des Alamans. Ceux- ci, formés des débris de peuples germaniques, exerçaient sur l'Empire romain une pression constante depuis le Ille siècle. Vaincus à diverses reprises, ils avaient été contenus sur la rive droite du Rhin jusqu'au début du v" siècle, mais avaient franchi le fleuve dans les années 440. La bataille de 496 qui les opposa aux Francs saliens en un lieu indéterminé se solda par leur défaite et par leur soumission à Clovis.

 

medium_clovis2.2.jpgCette même année est peut-être marquée par la conversion du roi à l'Église catholique. II existe deux versions de cet événement. Selon la plus connue, celle de Grégoire de Tours -qui écrivait dans la deuxième moitié du VIe siècle -, Clotilde, la femme de Clovis, le suppliait en vain de se convertir. Devant le sort incertain de la bataille contre les Alamans, le roi aurait cédé puis, après le combat, se serait rétracté. La reine aurait emporté la décision en faisant intervenir l'évêque de Reims, le futur saint Remi. Aussi, le baptême solennel de Clovis eut lieu en présence de son armée, le 25 décembre 496, à Reims. La postérité a conservé les paroles du prélat: " Courbe la tête, Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. La critique moderne accepte cette version tout en la nuançant. La victoire de Clovis sur les Alamans est bien la cause de sa conversion, mais celle-ci aurait eu lieu plus tard, un 25 décembre entre 496 et 499.

Quoi qu'il en soit, cette cérémonie conférait une dimension nouvelle à Clovis qui apparaissait ainsi comme le premier souverain catholique d'Europe. À ce titre, ce nouveau Constantin fut acclamé par le puissant clergé gallo-romain qui, dès lors, fut son allié dans la conquête de la Gaule.

Clovis s'attela à cette tâche avec des succès divers. Il échoua contre le royaume burgonde dont les capitales étaient Genève et Lyon. En revanche, la victoire de Vouillé, près de Poitiers, qu'il remporta en 507 sur Alaric II, roi des Wisigoths d'Aquitaine, lui ouvrit la route de la Gaule méridionale, lui permettant d'en occuper la capitale, Toulouse.

Clovis est alors au faîte de sa puissance. À Tours, pendant l'hiver 507-508, il reçoit une ambassade byzantine au cours d'une cérémonie diversement interprétée par les historiens, mais qui pour le moins constitue une reconnaissance éclatante de son royaume par l'autorité impériale. Il ne lui reste plus qu'à unir les Francs saliens et les Francs ripuaires, chose faite en 509, date à laquelle ces derniers le reconnaissent comme roi.

Par la suite, Clovis quitta peu la capitale qu'il s'était choisie, Paris. À sa mort en 511, il laissait quatre fils, trois nés de la reine Clotilde -Clodomir, Childebert, Clotaire -, l'aîné, Thierry , étant né d'une femme inconnue, et un royaume considérable. Celui-ci ne recouvrait pas exactement les limites de la Gaule romaine. Au nord, il pénétrait en Germanie, puisque la capitale des Ripuaires était Cologne, mais au sud, la vallée du Rhône et le cours inférieur de la Saône restaient burgondes, tandis que la côte méditerranéenne était partagée entre les Ostrogoths (Provence) et les Wisigoths (Septimanie, c'est-à-dire la région comprise entre le Rhône et les Pyrénées). Ces territoires furent divisés en deux lots, au nord et au sud de la Loire, à charge pour les quatre fils de Clovis de se les partager.

Avant de mourir, le roi avait fait construire à Paris la basilique des Saints-Apôtres (plus tard église Sainte-Geneviève) laquelle, selon son désir, accueillit son sarcophage. Ce dernier fut transféré pendant la Révolution au dépôt des Petits-Augustins, avant de trouver sa place définitive à la basilique Saint-Denis.

 

Pour la France,

Louis-Pierre

15 juillet 2005

Le 14 juillet 1099

Le vendredi 14 juillet 1099, les croisés enlèvent aux musulmans la ville de Jérusalem.



Ils ont quitté l'Europe occidentale trois ans plus tôt pour répondre à l'appel du pape Urbain II et reprendre aux Infidèles (les musulmans) le tombeau du Christ.

C'est le 15 août 1096, selon les instructions du pape, qu'ils se sont mis en route pour la Terre sainte, sous la direction du légat pontifical Adhémar de Monteil.

Après d'extrêmes difficultés, les quatre armées de croisés atteignent la Syrie et les marches de la Palestine.

Les rivalités entre musulmans vont les servir. Une partie des musulmans font allégeance au calife de Bagdad. Ceux-là occupent la Palestine et Jérusalem avec des troupes turques.

Mais pendant que ces troupes combattent les croisés à Antioche, en Syrie, les musulmans fatimides d'Égypte profitent de la situation pour attaquer la Palestine.

C'est ainsi que le 26 août 1098, les Égyptiens enlèvent aux Turcs la ville de Jérusalem... avec les encouragements des Francs.

medium_chre.jpgL'ultime bataille

 

L'armée de Raimon de Saint-Gilles arrive sans encombre à Bethléem où elle est accueillie par les chrétiens en liesse.

Enfin, le 7 juin 1099, les croisés aperçoivent les dômes de la Ville sainte.

La ville est occupée par une garnison égyptienne. Il faut se préparer à un siège difficile dans la chaleur de l'été.

Heureusement, une escadre génoise amène à Jaffa du matériel de siège et du ravitaillement.

L'attaque commence le 13 juillet mais la garnison égyptienne riposte en incendiant les tours roulantes des croisés avec du feu grégeois, un combustible très puissant.

Enfin, le matin du vendredi 14, Godefroi et son jeune frère Eustache de Boulogne arrivent à s'approcher des murailles à bord d'une tour recouverte de peaux de bêtes fraîchement écorchées et ainsi protégées du feu.

Bientôt des échelles surgies de partout s'adossent aux murailles. Le carnage commence sitôt que les croisés franchissent les murailles.

Les défenseurs de la citadelle ont la vie sauve grâce à Raimon de Saint-Gilles qui leur accorde un sauf-conduit jusqu'à la côte.

Mais il n'en va pas de même des foules musulmanes qui se sont réfugiées dans les mosquées de l'esplanade du Temple. Celles-là sont massacrées sans pitié par des assaillants malgré les ordres de Tancrède, le neveu de Bohémond de Tarente.

Ce massacre aussi cruel qu'inutile aura pour effet de pousser à la résistance les villes de la côte qui étaient sur le point de se rendre.

Contrairement aux attentes, la Ville sainte revient à Godefroy de Bouillon et non à Raimon IV. Par humilité, le seigneur lorrain refuse le titre de roi et choisit celui d'«avoué du Saint-Sépulcre» (l'avoué est dans le droit médiéval un laïc qui dirige les propriétés d'un évêque et se bat en son nom quand cela est nécessaire). En homme pieux, il ne veut pas d'une couronne d'or là où le Christ en avait une d'épines.

Le 12 août 1099, Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant une armée égyptienne très supérieure en nombre à Ashkelon (ou Ascalon). De cette ville, les croisés ramèneront en Occident... l'échalote (du latin ascolonia cepa, qui signifie oignon d'Ascalon).

Mais le nouvel avoué du Saint-Sépulcre n'arrive pas à s'emparer de la ville d'Ashkelon en raison de l'opposition sournoise de Raimon de Saint-Gilles, qui lui garde rancune de lui avoir volé le titre de roi.

Bientôt, les grands seigneurs repartent qui vers l'Europe, qui vers sa principauté de Syrie ou du Liban.

Godefroy de Bouillon se retrouve à peu près seul avec ses troupes dans une Palestine encore insoumise et entourée d'ennemis.

Notons que le pape Urbain II mourut quelques jours après la prise de Jérusalem sans avoir eu la satisfaction d'apprendre le succès de son appel.

 

Pour la France,

Louis-Pierre
 



29 avril 2005

La vieille Légion

Héritière des régiments étrangers au service de la France, la Légion étrangère est créée le 10 mars 1831 par une ordonnance royale de Louis-Philippe. Elle conquiert un de ses plus beaux titres de gloire au Mexique le 30 avril 1863 lors du combat de l'hacienda de Camerone. Ce combat dont le nom est inscrit sur tous les drapeaux de la Légion, reste le symbole de l'exécution intégrale de la mission jusqu'au sacrifice total. Engagée sur tous les théâtres d'opérations extérieurs, participant lors des deux grandes guerres à la défense du "sanctuaire" national, la Légion étrangère a su traverser le temps et s'adapter aux techniques et aux missions d'aujourd'hui en servant la France avec Honneur et Fidélité.

1831 (10/03) créée par ordonnance du roi Louis-Philippe qui spécifiait sa vocation à servir "hors du territoire du Royaume" (cette exclusive a été levée). Formée d'anciens membres de la garde Suisse et du régiment Hohenlohe encadrés par des officiers français, elle participa à la conquête de l'Algérie. 1835 cédée à l'Espagne, elle l'aida à vaincre l'insurrection Carliste de 1835 à 1838. Parallèlement, une 2ème Légion, créée le 16 décembre 1835, poursuivit la conquête de l'Algérie.
1855 engagée en Crimée à Sébastopol.
1859 sous le nom de 1er et 2ème régiments étrangers, en Italie à Magenta.
1862 arrivée au Mexique où elle perdit 31 officiers, 1917 sous-officiers et légionnaires.
Le 30 avril 1863, dans l'hacienda de Camerone, 3 officiers et 62 soldats du capitaine Danjou résistèrent une journée aux 1200 cavaliers et 800 fantassins mexicains du colonel Milan : ils en tuèrent 300 et en blessèrent autant. Danjou fut tué. Le nom de ce combat est inscrit sur les drapeaux de la Légion. Amputé de la main gauche en 1853, le capitaine Danjou portait une prothèse en bois. Retrouvée sur les lieux du combat, elle est exposée dans la crypte du musée de la Légion et chaque année, lors de la prise d'armes de Camerone (le 30 avril), elle est présentée aux troupes.
1870 participe à la guerre, puis retourne en Algérie.
1875 reprend le nom de Légion étrangère.
1883 envoyée au Tonkin pour protéger les populations contre les Pavillons-Noirs à Tuyen-Quang : 600 légionnaires résistent à 20 000 Chinois.
1892 engagée au Dahomey contre Béhanzin, puis au Soudan et à Madagascar. De retour à Sidi-bel-Abbès, engagée dans le Sud-Oranais où les nomades multiplient les razzias.
1914/1918 stationnée au Maroc, une partie rentre en France : 36644 volontaires étrangers et 6329 Français passèrent, en 52 mois de guerre, dans 5 régiments de la Légion encadrés par les anciens légionnaires : les pertes les réduisirent, à la fin des combats, à un régiment de marche (RMLE) qui fut le 1er de tous les régiments de l'armée française à recevoir la Médaille militaire (août 1919) : décoré de la Légion d'honneur, il a 9 citations. 1920/1926 contribue à la pacification du Maroc : en Syrie, lutte contre les Druzes. 1935 comprend 18000 Allemands.
1939 nombreux engagements de républicains espagnols : 5 régiments, 1 demi-brigade et 1 groupement de reconnaissance divisionnaire étrangers sont constitués en France. Le 14 juillet port officiel du képi blanc. 1939/1940 le Comte de Paris (sous le nom d'Orliac) et le Prince Napoléon (sous celui de Blanchard) servent comme 2ème classe.
1940 (avril), la 13ème demi-brigade participe à l'expédition de Narvik (Norvège), puis en mai-juin 1942 à Bir Hakeim (Libye). A El-Alamein, le colonel Amilakvari est tué le 24 octobre. 1942 combat en Tunisie, puis Italie. 1944 débarque en Provence. Lors de sa remontée vers Belfort, incorpore un bataillon d'Ukrainiens servant alors dans la Wehrmacht.
1945/1954 en Indochine elle perd 109 officiers, 1082 sous-officiers et 9092 légionnaires. A Diên Biên Phu, fournit environ 50% des troupes avec 4 régiments d'infanterie, un de cavalerie blindée, deux bataillons parachutistes et diverses formations autonomes (génie, transport, entretien), 1500 morts et 4000 blésés.
1954/1962 en Algérie, 20000 légionnaires participent au maintien de l'ordre. Rallié au putsch d'Alger d'avril 1961, le 1er REP (régiment étranger parachutiste) fut dissous le 30 avril à Zéralda. 1962 (24 octobre) quitte Sidi-bel-Abbès (qu'elle avait fondé en 1842), brûle le pavillon chinois qui, pris en 1884 à Tuyen-Quang, ne devait pas quitter Sidi-bel-Abbès, emporte la main de bois du capitaine Danjou, les reliques du musée du Souvenir et exhume les cercueils du Général Rollet "père de la Légion", du Prince Aage de Danemark (1887-1940, petit-fils du roi Christian IX) et, symboliquement, du légionnaire Heinz Zimmermann, dernier tué d'Algérie, qui seront transférés à Puyloubier, près de Marseille.
1969/1978 plusieurs interventions au Tchad.
En 1978, opération aéroportée sur Kolwezi au Zaïre. Le 2ème REP (colonel Érulin) protège les nationaux et Européens, contre les rebelles katangais.
En 1982, au Liban, la Légion pour la première fois intervient dans le cadre d'une opération sous casques bleus. 1991, trois régiments Légion participent à la guerre du Golfe. Depuis 1992, la Légion fournit des troupes en ex-Yougoslavie et participe à toutes les formes d'action internationale.
1992, la Légion est au Cambodge et intervient en Somalie puis en 1994 au Rwanda.
En 1996, elle rétablie l'ordre en Centre-Afrique ainsi qu'en 1997 au Congo.
2002/2003 opération Licorne en Côte d'Ivoire.

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